CERUBIDINE 20 mg, poudre pour solution pour perfusion (Daunorubicine) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par CERUBIDINE 20 mg est important, dans le cadre de polychimiothérapies, dans le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique et de la leucémie aiguë myéloblastique de l’enfant.
La CERUBIDINE 20 mg n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V, inexistante) dans la prise en charge des leucémies aigües lymphoblastiques et myéloblastiques de l’enfant.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Leucémies aiguës.
Leucémies myéloïdes chroniques en transformation aiguë.
Lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens.
Chez l'enfant, dans le cadre de polychimiothérapies :
Leucémie Aiguë Lymphoïde.
Leucémie Aiguë Myéloïde.
Posologie
Adultes
La posologie varie en fonction des indications : 30 à 60 mg/m2/j par voie IV, 3 à 5 jours, toutes les 3 à 4 semaines le plus souvent. Il est conseillé de ne pas dépasser la dose cumulative totale de 600 mg/m2.
Insuffisant hépatique
Diminution de la posologie (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La posologie est habituellement calculée en fonction de la surface corporelle et ajustée si besoin selon la réponse clinique et le statut hématologique des patients. Les protocoles spécifiques et recommandations en cours doivent être consultés pour les traitements et associations recommandées.
Les cures peuvent être espacées de 1 à 6 semaines.
Chez les enfants de plus de 2 ans : le risque de cardiotoxicité apparaît à partir de la dose cumulée de 300 mg/m2.
Chez les enfants de moins de 2 ans (ou dont la surface corporelle est inférieure à 0.5 m2), la dose cumulée maximale est de 10 mg/kg.
La solution à perfuser doit être préparée extemporanément et administrée par voie strictement intraveineuse par l'intermédiaire d'une perfusion rapide afin d'empêcher la stase locale du produit.
Mode d’administration
En cas d’extravasation, l’administration sera interrompue immédiatement.
Modalités de manipulation
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement, et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation, notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98, No 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
Patients atteints de maladies cardiaques et/ou d’insuffisance cardiaque préexistante ; les cas suspectés doivent être évalués en déterminant la fraction d’éjection.
Patients présentant une insuffisance coronaire non contrôlée, y compris ceux dont l’insuffisance est compliquée par une altération marquée de la fonction ventriculaire gauche.
Hypersensibilité à la daunorubicine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Vaccin antiamarile (fièvre jaune),
Grossesse et allaitement,
Toxicité cardiaque induite par une autre anthracycline ou doses cumulées maximales obtenues pour une autre anthracycline.
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer doivent être averties d'éviter une grossesse pendant qu'elles sont sous daunorubicine et doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus. Les femmes en âge de procréer doivent effectuer un test de grossesse avant le début d’un traitement par la daunorubicine. Les hommes ayant des partenaires sexuelles fertiles doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et 4 mois après la dernière prise de daunorubicine. Les femmes doivent utiliser une contraception efficace pendant toute la durée du traitement et durant 7 mois après la dernière prise de daunorubicine.
Grossesse
Il n'y a pas de données sur l'utilisation de la daunorubicine chez la femme enceinte. Sur la base des résultats d’études chez l’animal et de son mécanisme d'action, la daunorubicine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, sauf si l'état clinique de la femme nécessite un traitement et justifie le risque potentiel pour le fœtus (voir rubrique 5.3).
Si le médicament est utilisé pendant la grossesse, ou si la patiente devient enceinte alors qu'elle reçoit de la daunorubicine, la femme doit être informée du risque potentiel pour le fœtus. Dans tous les cas, un examen cardiologique et une numération globulaire sont recommandés chez les fœtus et les nouveau-nés nés de mères ayant reçu un traitement pendant la grossesse
Allaitement
Il n’y a pas d’information sur l’excrétion de la daunorubicine dans le lait maternel. En raison du risque d’effets indésirables graves chez les enfants allaités, l’allaitement est contre-indiqué pendant le traitement avec la daunorubicine (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Mises en garde
Une surveillance hématologique et cardiaque stricte doit permettre de contrôler efficacement des éventuelles modifications toxiques.
La CERUBIDINE sous forme injectable s'administre par voie intraveineuse stricte.
Une coloration rouge des urines, de la sueur ou des larmes due à la composition de la daunorubicine peut être observée. Cela pourra durer quelques jours avant un retour à la normale.
Le traitement par la daunorubicine peut conduire à une hyperuricémie secondaire à un syndrome de lyse tumorale (voir rubrique 4.8).
Précautions d'emploi
Infections et infestations
Toute infection doit être traitée avant le début du traitement par la daunorubicine. Si pendant le traitement, le patient devient fébrile (quel que soit le taux de neutrophiles), un traitement avec des antibiotiques à large spectre doit être instauré (voir rubrique 4.8).
Système hématopoïetique
Le retentissement de ce produit sur l'hématopoïèse appelle une surveillance très attentive des cytologies sanguines périphérique et médullaire.
La myélosuppression peut entraîner de la fièvre, des infections, une septicémie, un choc septique, des hémorragies et une hypoxie tissulaire, ces effets peuvent être potentiellement fatals.
La daunorubicine doit être administrée avec prudence lorsque le nombre de neutrophiles est inférieur à 1 500/mm3.
Des tumeurs malignes secondaires (y compris des leucémies) ont été rapportées lorsque la daunorubicine a été administrée en combinaison avec d'autres traitements antinéoplasiques connus pour être associés à des tumeurs malignes secondaires (voir rubrique 4.8).
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Anti-cancéreux et INR
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Associations contre-indiquées
+ Vaccin antiamarile :
Le vaccin contre la fièvre jaune est contre-indiqué en association avec la daunorubicine en raison du risque de maladie vaccinale systémique fatale (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Associations déconseillées
+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne) :
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
L'association de la daunorubicine avec la phénytoïne (et par extrapolation la fosphénytoïne) peut conduire à un risque de convulsions puisque la daunorubicine réduit l'absorption gastro-intestinale de la phénytoïne, ou un risque d'augmentation de la toxicité ou de diminution de l'efficacité de la daunorubicine puisque la phénytoïne et la fosphénytoïne augmentent le métabolisme hépatique. (Voir rubrique 4.4).
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables associés à la daunorubicine provenant des études cliniques et de la surveillance post-commercialisation sont listés dans le tableau ci-dessous.
Les effets indésirables sont répertoriés par classe de systèmes d'organes et peuvent survenir aux fréquences suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Pour chaque fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Classe de système d’organes
Fréquence
Effets indésirables
Infections et infestations
Très fréquent
Infections* graves (incluant septicémie, choc septique et pneumopathie)
* pouvant parfois être fatales
Néoplasmes bénins, malins et non spécifiés (incluant kystes et polypes)
Fréquence indéterminée
?? Leucémie: des cas de tumeurs malignes secondaires, incluant la leucémie myeloïde aïgue ont été rapportés en lien avec la daunorubicine lorsqu'elle est utilisée en combinaison avec d'autres traitements antinéoplasiques connus pour être associés à des tumeurs malignes secondaires (voir rubrique 4.4)
?? Syndrome myélodysplasique
Troubles du système immunitaire
Fréquence indéterminée
Réaction anaphylactique / réaction anaphylactoïde
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence indéterminée
Syndrome de lyse tumorale (voir rubrique 4.4), hyperuricémie, déshydratation
Troubles du système nerveux
Fréquence indéterminée
Syndrome d'Encéphalopathie Postérieure Réversible (voir rubrique 4.4), une évolution fatale a été rapportée
Troubles du système sanguin et du système lymphatique (voir rubrique 4.4)
Très fréq
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets indésirables soient majorés. Il faut donc effectuer régulièrement des numérations formules sanguine et médullaire et des contrôles cardiologiques, radiologiques et échographiques pour guider d'éventuels gestes symptomatiques.
Traitement de l'empoisonnement
Des numérations régulières du sang et de la moelle osseuse, des examens cardiaques, des radiographies et des ultrasons doivent être effectués pour aider à fournir un traitement symptomatique si nécessaire.
Il n'existe aucun antidote spécifique connu à la daunorubicine. En cas de faiblesse myocardique, un cardiologue doit être consulté et le traitement par la daunorubicine doit être interrompu. En cas de myélosuppression prononcée, un traitement de soutien doit être instauré, en fonction du système myélopoïétique le plus gravement atteint, par exemple le transfert du patient dans un environnement aseptique ou les transfusions des éléments cellulaires manquants.
Aucune étude sur les effets impactant la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été réalisée. Cependant, une confusion, des convulsions et des troubles visuels ont été observés chez des patients traités par la daunorubicine en association avec d’autres médicaments (voir rubrique 4.4).
De plus, la daunorubicine provoque des épisodes de nausées et de vomissements, ce qui dans certains cas pourrait affecter la capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Les patients doivent être avertis de l'impact possible des effets indésirables sur leur capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines et être avertis de ne pas conduire ou d'utiliser des machines s'ils ressentent ces effets indésirables pendant le traitement.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Daunorubicine | 20 mg | un flacon |
Daunorubicine
Leucémies aiguës (myéloïdes et lymphoblastiques), en association à d'autres chimiothérapies, chez l'adulte et l'enfant ; Certains autres cancers selon les protocoles.
La fiche de la molécule a été établie d'après CERUBIDINE 20 MG, Solution injectable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| VYXEOS LIPOSOMAL 44 mg/100 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion | 100 mg + 44 mg | poudre pour solution à diluer pour perfusion | — | — |
Non. CERUBIDINE 20 mg, poudre pour solution pour perfusion figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 1 médicament commercialisé en France contient la même substance active.
La classe pharmacothérapeutique de CERUBIDINE 20 mg, poudre pour solution pour perfusion est identifiée par son code ATC. Son code ATC est L01DB02.