CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA 1000 mg/2 mL, solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion (Cyclophosphamide Anhydre) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA (cyclophosphamide) 500 mg/1mL, 1000 mg/2ml, 2000 mg/4ml, solutions à diluer pour solution injectable/pour perfusion est important dans toutes les indications de l’AMM excepté dans le traitement de la leucémie lymphocytaire chronique, indication non disponible pour les spécialités de référence ENDOXAN 500 mg et 1000 mg, poudre pour solution injectable et de ce fait non évaluée par la Commission.
Ces spécialités sont des hybrides qui n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux spécialités de référence ENDOXAN (cyclophosphamide) 500 mg et 1000 mg, poudre pour solution injectable et leurs génériques.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Le cyclophosphamide peut être utilisé seul ou en association avec d’autres agents chimiothérapeutiques, selon l’indication.
Le cyclophosphamide est indiqué uniquement chez l’adulte pour le traitement de :
leucémie lymphocytaire chronique (LLC),
leucémie lymphocytaire aiguë (LLA),
pour le conditionnement avant une greffe de moelle osseuse, dans le traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë, de la leucémie myélogène chronique et de la leucémie myélogène aiguë : en association avec une irradiation totale du corps ou le busulfan,
lymphome de Hodgkin, lymphome non hodgkinien et myélome multiple,
cancer métastatique de l’ovaire et du sein,
traitement adjuvant du cancer du sein,
sarcome d’Ewing,
cancer bronchique à petites cellules,
neuroblastome avancé ou métastatique,
maladies autoimmunes engageant le pronostic vital, comme les formes progressives sévères de néphrite lupique et la granulomatose de Wegener.
Le cyclophosphamide doit être utilisé exclusivement par un médecin expérimenté dans l’utilisation de la chimiothérapie anticancéreuse. Le cyclophosphamide ne doit être administré que dans un lieu disposant de l’équipement requis pour la surveillance régulière des paramètres cliniques, biochimiques et hématologiques avant, pendant et après l’administration, et sous la supervision d’un service d’oncologie spécialisé.
Posologie
Adulte uniquement : La posologie doit être individualisée. Les doses et la durée du traitement et/ou les intervalles entre les doses dépendent de l’indication thérapeutique, des caractéristiques d’un traitement d’association, de l’état de santé général du patient et du fonctionnement de ses organes, ainsi que des résultats des analyses biologiques (en particulier, surveillance des cellules sanguines).
En association avec d’autres agents cytostatiques de toxicité similaire, une réduction de la dose ou une prolongation des intervalles sans traitement peuvent être nécessaires.
L’utilisation d’agents stimulant l’hématopoïèse (facteurs de stimulation des colonies et agents stimulant l’érythropoïèse) peut être envisagée pour réduire le risque de complications myélosuppressives et/ou faciliter l’administration de la dose requise.
Avant, pendant et immédiatement après l’administration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées afin de forcer la diurèse et de réduire le risque de toxicité pour les voies urinaires. Par conséquent, le cyclophosphamide doit être administré le matin. Voir rubrique 4.4.
Il est de la responsabilité du médecin de décider de l’utilisation du cyclophosphamide en fonction des directives thérapeutiques en vigueur.
Les doses ci-dessous peuvent être considérées comme des directives générales :
Tumeurs hématologiques et solides
a. Pour un traitement quotidien :
3 à 6 mg/kg de poids corporel (= 120 à 240 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse.
b. Pour un traitement intermittent :
10 à 15 mg/kg de poids corporel (= 400 à 600 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse, avec des intervalles sans traitement de 2 à 5 jours.
c. Pour un traitement intermittent à haute dose :
20 à 40 mg/kg de poids corporel (= 800 à 1 600 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse, avec des intervalles sans traitement de 21 à 28 jours.
Préparation avant une greffe de moelle osseuse
2 jours à 60 mg/kg ou 4 jours à 50 mg/kg de poids corporel, injectés par voie intraveineuse.
Si un protocole associant busulfan et cyclophosphamide (Bu/Cy) est utilisé, la première dose de cyclophosphamide doit être administrée au moins 24 heures après la dernière dose de busulfan (voir rubrique 4.4 et 4.5).
Maladies auto-immunes
500 à 1 000 mg/m2 de surface corporelle par mois.
Patients présentant une insuffisance hépatique
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA est contre-indiqué dans les cas suivants :
hypersensibilité au cyclophosphamide, à l’un de ses métabolites ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
infections aiguës,
aplasie ou dépression médullaire avant le traitement,
infection des voies urinaires,
toxicité urothéliale aiguë due à une chimiothérapie cytotoxique ou une radiothérapie,
obstruction de l’écoulement urinaire,
grossesse (voir section 4.6)
allaitement (voir rubrique 4.6).
Enfants et adolescents, car des alternatives sans alcool à la cyclophosphamide sont disponibles
Les personnes d’origine asiatiques ayant le génotype mutant ALDH2, la balance bénéfice-risque n’ayant pas été établie chez ces patients
Le cyclophosphamide ne doit pas être utilisé pour le traitement de maladies non malignes, sauf pour l’immunosuppression lorsque le pronostic vital est engagé.
Les femmes en âge de procréer
Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide durant la période prépubertaire développent généralement les caractères sexuels secondaires normalement et ont des règles régulières.
Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide durant la période prépubertaire ont conçu des enfants par la suite.
Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide ayant conservé leur fonction ovarienne après le traitement présentent un risque accru de développement d’une ménopause prématurée (arrêt des cycles menstruels avant l’âge de 40 ans).
Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes ne doivent pas débuter de grossesse durant le traitement et pendant une période de 12 mois après l’arrêt du traitement.
Les hommes ne doivent pas faire d’enfant durant le traitement et pendant une période de 6 mois après l’arrêt du traitement.
Les femmes et les hommes sexuellement actifs doivent utiliser des méthodes efficaces de contraception pendant ces périodes.
Grossesse
Des données très limitées sont disponibles concernant l’utilisation de cyclophosphamide chez les femmes enceintes. De multiples malformations congénitales sévères ont été décrites après une utilisation durant le premier trimestre. Dans les études réalisées chez des animaux ont montré un potentiel tératogène et une toxicité pour la reproduction (voir rubrique 5.3).
Sur la base des événements observés dans l’espèce humaine, des études réalisées chez des animaux, du mécanisme d’action et de la disponibilité d’alternatives, l’utilisation de cette solution éthanolique de cyclophosphamide pendant la grossesse est contre-indiqué (voir section 4.3).
Allaitement
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Mises en garde spéciales
Réactions anaphylactiques, sensibilité croisée avec d’autres agents alkylants
Des réactions anaphylactiques, y compris d’issue fatale, ont été rapportées en association avec le cyclophosphamide. Une sensibilité croisée possible avec d’autres agents alkylants a été mentionnée.
Myélosuppression, immunosuppression, infections
Le traitement par cyclophosphamide est susceptible de causer une myélosuppression (anémie, leucopénie, neutropénie et thrombocytopénie) et une suppression significative des réponses immunitaires, pouvant conduire à des infections sévères et parfois fatales, un sepsis et un choc septique. Les infections signalées avec le cyclophosphamide incluent des pneumonies, ainsi que d’autres infections bactériennes, fongiques, virales, à protozoaires et parasitaires.
Des infections latentes peuvent être réactivées. Une réactivation a été signalée pour diverses infections bactériennes, fongiques, virales, à protozoaire et parasitaires.
Les infections survenant durant le traitement par cyclophosphamide, y compris la neutropénie fébrile, doivent être traitées de manière appropriée. Une prophylaxie antimicrobienne peut être indiquée dans certains cas de neutropénie (à la discrétion du médecin chargé du traitement). En cas de neutropénie fébrile, des antibiotiques et/ou antimycotiques doivent être administrés. Le cyclophosphamide doit être administré avec la prudence nécessaire (ou pas du tout) chez les patients présentant une altération fonctionnelle sévère de la moelle osseuse et les patients présentant une immunosuppression sévère.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Le cyclophosphamide est inactif, mais il est métabolisé dans le foie, essentiellement par les CYP2A6, 2B6, 2C9, 2C19 et 3A4, en deux métabolites actifs.
La co-administration ou l’administration séquentielle planifiée d’autres substances ou traitements avec le cyclophosphamide pouvant accroître la probabilité d’effets toxiques ou leur sévérité (par le biais d’interactions pharmacodynamiques ou pharmacocinétiques) nécessitent une évaluation individuelle soigneuse du bénéfice attendu et des risques.
Chez les patients recevant de telles associations, une surveillance étroite est requise afin de détecter tout signe de toxicité et de permettre une intervention en temps opportun. Chez les patients traités par cyclophosphamide et par des agents qui réduisent son activation, la réduction potentielle de l’efficacité thérapeutique doit être surveillée pour adapter la dose si nécessaire.
Interactions ayant une incidence négative sur la pharmacocinétique du cyclophosphamide et de ses métabolites
L’activation réduite du cyclophosphamide peut diminuer l’efficacité du traitement par cyclophosphamide. Les substances qui retardent l’activation du cyclophosphamide incluent :
o aprépitant,
o bupropion,
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
La fréquence des effets indésirables indiquée dans le tableau ci-dessous est dérivée des essais cliniques et de l’expérience acquise depuis la commercialisation du médicament. Elle est définie en appliquant la convention suivante : très fréquent (>1/10), fréquent (> 1/100 à 1/1 000 à 1/10 000 à
Les conséquences graves d’un surdosage incluent les manifestations de toxicités dose-dépendantes de type myélosuppression, urotoxicité, cardiotoxicité (y compris insuffisance cardiaque), maladie hépatique veino-occlusive et stomatite. Voir rubrique 4.4.
En cas de surdosage, le développement de toxicités, et d’une hématotoxicité en particulier, doit être étroitement surveillé.
Il n’existe pas d’antidote spécifique en cas de surdosage du cyclophosphamide.
Le cyclophosphamide et ses métabolites sont dialysables. Par conséquent, une hémodialyse rapide est indiquée lors du traitement d’un surdosage suicidaire ou accidentel ou d’une intoxication.
Le surdosage doit être traité par des mesures de soutien, incluant un traitement adapté par les méthodes les plus récentes en cas d’infection concurrente, de myélosuppression ou d’autre toxicité.
La prophylaxie de la cystite au moyen de mesna peut aider à éviter ou réduire les effets urotoxiques en cas de surdosage du cyclophosphamide.
Les patients traités par cyclophosphamide peuvent présenter des effets indésirables (de type nausées, vomissements, états vertigineux, vision trouble, altération visuelle) pouvant avoir une incidence sur leur aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. La décision de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine doit être prise individuellement.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Cyclophosphamide Anhydre | 1000 mg | un flacon de 2 mL |
Cyclophosphamide
La fiche de la molécule a été établie d'après CYCLOMIDE NOVOPHARMA 500 MG, Flacon de 500 mg : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| ENDOXAN 50 mg, comprimé enrobé | 50 mg | comprimé enrobé | 14,79 € | — |
| CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA 500 mg/1 mL, solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion | 500 mg | solution à diluer pour solution injectable ou pour perfusion | — | — |
| CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA 2000 mg/4 mL, solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion | 2000 mg | solution à diluer pour solution injectable ou pour perfusion | — | — |
| CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion | 1 000 mg | poudre pour solution injectable ou pour perfusion | — | GEN |
| CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 500 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion | 500 mg | poudre pour solution injectable ou pour perfusion | — | GEN |
| ENDOXAN 1000 mg, poudre pour solution injectable | 1000,00 mg | poudre pour solution injectable | — | PRI |
| ENDOXAN 500 mg, poudre pour solution injectable | 500 mg | poudre et solvant pour solution injectable | — | PRI |
Non. CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA 1000 mg/2 mL, solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 7 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
CYCLOPHOSPHAMIDE REDDY PHARMA 1000 mg/2 mL, solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Agents antinéoplasiques et immunomodulateurs ; Agents antinéoplasiques. Agents alkylants. Analogues de moutarde azotée. Son code ATC est L01AA01.