RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg, comprimé pelliculé (Raltégravir) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg, comprimé pelliculé est indiqué, en association avec d’autres médicaments antirétroviraux, dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) chez les adultes et les enfants pesant au moins 40 kg (voir rubriques 4.2, 4.4, 5.1 et 5.2).
Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Posologie
RALTEGRAVIR VIATRIS doit être utilisé en association avec d’autres agents antirétroviraux (ARV) actifs (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Adultes et population pédiatrique
Chez les adultes et les enfants (pesant au moins 40 kg), la posologie recommandée est de 1 200 mg (deux comprimés de 600 mg) une fois par jour pour les patients naïfs de traitement ou les patients virologiquement contrôlés par un traitement initial de raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Autres formulations et dosages disponibles :
Raltégravir est également disponible en comprimé de 400 mg pour un usage deux fois par jour chez les adultes ou les enfants et adolescents pesant au moins 25 kg, infectés par le VIH. Le comprimé de 400 mg ne doit pas être utilisé pour administrer un traitement de 1 200 mg une fois par jour.
RALTEGRAVIR VIATRIS n’est disponible que sous la forme de comprimés de 600 mg. Si un autre dosage est requis, d’autres médicaments contenant du raltégravir offrant cette option doivent être utilisés.
Raltégravir est également disponible pour les enfants plus jeunes sous forme de comprimé à mâcher ou de suspension orale. Les instructions concernant les ajustements de doses faibles sont fournies dans le RCP de la formulation appropriée.
La sécurité et l’efficacité du raltégravir chez les nouveau-nés prématurés (< 37 semaines de gestation) et de faible poids de naissance (< 2 000 g) n’ont pas été établies. Il n’y a pas de données disponibles pour cette population et aucune recommandation posologique ne peut être faite.
Sujets âgés
Les informations concernant l’utilisation du raltégravir chez le sujet âgé sont limitées (voir rubrique 5.2). RALTEGRAVIR VIATRIS devra donc être utilisé avec prudence dans cette population.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée. La sécurité et l’efficacité du raltégravir n’ont pas été établies chez les patients ayant des troubles hépatiques sous-jacents sévères. RALTEGRAVIR VIATRIS devra donc être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).
RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg, comprimé pelliculé ne doit pas être utilisé chez les enfants pesant moins de 40 kg.
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés de RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg peuvent être administrés avec ou sans aliments, à la dose de 1 200 mg en une prise par jour.
Les comprimés ne doivent pas être croqués, écrasés ou coupés en raison de changements attendus dans le profil pharmacocinétique.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse
Aucune donnée sur l’utilisation du raltégravir 1 200 mg en une prise par jour chez la femme enceinte n’est disponible.
Un grand nombre de données chez la femme enceinte exposée au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le premier trimestre (plus de 1 000 suivis prospectifs de grossesse) n’a mis en évidence aucun effet malformatif. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte exposée au raltégravir 400 mg deux fois par jour pendant le deuxième et/ou le troisième trimestre (entre 300 et 1 000 suivis prospectifs de grossesse) n’a mis en évidence aucun risque accru de toxicité pour le fœtus ou le nouveau-né.
Le raltégravir 1 200 mg n’est pas recommandé pendant la grossesse.
Registre des grossesses sous antirétroviraux
Pour suivre les conséquences, chez la mère et le fœtus, d’une administration de raltégravir par inadvertance chez des patientes enceintes, un registre des grossesses sous antirétroviraux a été mis en place. Les médecins sont encouragés à inscrire les patientes dans ce registre.
En règle générale, lorsqu’il est décidé d’utiliser des agents antirétroviraux chez la femme enceinte pour traiter des infections par le VIH, et ainsi diminuer le risque de transmission verticale du VIH au nouveau-né, les données chez l’animal ainsi que l’expérience clinique chez la femme enceinte doivent être prises en compte afin de définir la sécurité d’emploi chez le fœtus.
Allaitement
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Données générales
Les patients doivent être informés que les traitements antirétroviraux actuels ne guérissent pas l’infection par le VIH et qu’ils n’ont pas démontré leur capacité à prévenir le risque de transmission du VIH par voie sanguine.
Le raltégravir a une barrière génétique à la résistance relativement basse. Par conséquent, chaque fois que possible, le raltégravir doit être administré avec deux autres agents antirétroviraux actifs afin de réduire le risque d’échec virologique et le développement de résistance (voir rubrique 5.1).
Chez les patients naïfs de traitement, les données issues des études cliniques menées sur le raltégravir sont limitées à son utilisation en association avec deux inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI) (l’emtricitabine et le fumarate de ténofovir disoproxil).
Dépression
Des cas de dépression, incluant des idées et des comportements suicidaires, ont été rapportés particulièrement chez des patients ayant des antécédents de dépression ou de maladie psychiatrique. Le raltégravir doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant des antécédents de dépression ou de maladie psychiatrique.
Insuffisance hépatique
La sécurité et l’efficacité du raltégravir n’ont pas été établies chez les patients ayant des troubles hépatiques sous-jacents sévères. Par conséquent, le raltégravir devra être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
In vitro, le raltégravir est un faible inhibiteur du transporteur d’anions organiques (OAT) 1 (CI50 de 109 μM) et OAT3 (CI50 de 18,8 μM). La prudence est recommandée en cas de co-administration de raltégravir 1 200 mg une fois par jour avec des substrats sensibles d’OAT1 et/ou OAT3.
Les études in vitro montrent que le raltégravir n’est pas un substrat des enzymes du cytochrome P450 (CYP), qu’il n’a pas d’effet inhibiteur sur les CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 ou CYP3A, qu’il n’a pas d’effet inhibiteur sur les UDP-glucuronosyltransférases (UGT) 1A1 et 2B7, ni d’effet inducteur sur le CYP3A4, et qu’il n’est pas un inhibiteur de la glycoprotéine P (Pgp), de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), des polypeptides transporteurs d’anions organiques (OATP) 1B1, OATP1B3, des transporteurs de cations organiques (OCT) 1 et OCT2, ou des protéines d’extrusion de multiples médicaments et toxines (MATE) 1 et MATE2-K. Sur la base de ces données, il n’est pas attendu que le raltégravir modifie la pharmacocinétique des médicaments qui sont des substrats de ces enzymes ou transporteurs.
Sur la base des études in vitro et in vivo, le raltégravir est principalement éliminé par métabolisme via glucuronidation médiée par l’UGT1A1.
Une variabilité inter et intra-individuelle importante a été observée dans la pharmacocinétique du raltégravir.
Effet du raltégravir sur la pharmacocinétique d’autres médicaments
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de sécurité d’emploi
Dans des essais cliniques randomisés, le raltégravir 400 mg deux fois par jour a été administré en association avec un traitement de fond fixe ou optimisé à des patients adultes naïfs de traitement (N = 547) et prétraités (N = 462) pendant un maximum de 96 semaines. De plus, 531 autres patients naïfs de traitement ont reçu du raltégravir 1 200 mg une fois par jour avec de l’emtricitabine et du fumarate de ténofovir disoproxil pendant un maximum de 96 semaines. Voir rubrique 5.1.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement ont été des céphalées, des nausées et des douleurs abdominales. L’effet indésirable grave le plus fréquemment rapporté a été un syndrome de restauration immunitaire et une éruption cutanée. Dans les essais cliniques, les taux d’interruption du raltégravir en raison de la survenue d’effets indésirables ont été de 5 % ou moins.
Des cas de rhabdomyolyse, un effet indésirable grave, ont été rapportés de façon peu fréquente depuis la commercialisation du raltégravir 400 mg deux fois par jour.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables considérés par les investigateurs comme étant en rapport avec le raltégravir (seul ou en association avec d’autres antirétroviraux), ainsi que les effets indésirables rapportés depuis la commercialisation sont répertoriés ci-dessous par classe de systèmes d’organes. Les fréquences sont définies comme suit : fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classes de systèmes d’organes
Fréquences
Effets indésirables
Raltégravir (seul ou en association avec
d’autres ARV)
Infections et infestations
Peu fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Aucune information spécifique n’est disponible concernant le traitement d’un surdosage de raltégravir. En cas de surdosage, les mesures habituelles devront être mises en œuvre, c’est-à-dire l’élimination du produit non absorbé du tube digestif, l’instauration d’une surveillance clinique (y compris électrocardiographique) et la mise en place d’un traitement symptomatique si nécessaire. Il faut prendre en compte le fait que le raltégravir utilisé en clinique se présente sous forme de sel de potassium. On ne sait pas dans quelle mesure le raltégravir peut être dialysable.
Des sensations vertigineuses ont été rapportées chez certains patients dont le traitement contient du raltégravir. Les sensations vertigineuses peuvent avoir une influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Raltégravir | 600 mg | un comprimé |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| ISENTRESS 25 mg, comprimé à croquer | 25 mg | comprimé à croquer | 39,29 € | — |
| ISENTRESS 100 mg, comprimé à croquer | 100 mg | comprimé à croquer | 152,85 € | — |
| ISENTRESS 100 mg, granulés pour suspension buvable | 100 mg | granulés pour suspension buvable | 198,18 € | — |
| RALTEGRAVIR ZENTIVA 600 mg, comprimé pelliculé | 600 mg | comprimé pelliculé | 185,54 € | GEN |
| RALTEGRAVIR BIOGARAN 600 mg, comprimé pelliculé | 600 mg | comprimé pelliculé | 185,54 € | GEN |
| ISENTRESS 600 mg, comprimé pelliculé | 600 mg | comprimé pelliculé | 353,20 € | PRI |
| ISENTRESS 400 mg, comprimé pelliculé | 400 mg | comprimé pelliculé | 397,08 € | PRI |
Non. RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg, comprimé pelliculé figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de RALTEGRAVIR VIATRIS 600 mg, comprimé pelliculé est de 185,54 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 100%.
Oui : 7 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, RALTEGRAVIR ZENTIVA 600 mg, comprimé pelliculé, est à 185,54 €.