LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé (Lamivudine) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
LAMIVUDINE ARROW est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'hépatite B chronique présentant :
une maladie hépatique compensée avec l’évidence d’une réplication virale active, une élévation persistante des taux sériques d’alanine aminotransférase (ALAT) et une inflammation hépatique active et/ou une fibrose histologiquement prouvées. La mise sous traitement par lamivudine doit être envisagée seulement lorsqu'aucun autre antiviral ayant une barrière génétique plus élevée n’est disponible ou approprié (voir rubrique 5.1),
une maladie hépatique décompensée, en association à un deuxième antiviral exempt de résistance croisée à la lamivudine (voir rubrique 4.2).
Le traitement par LAMIVUDINE ARROW doit être instauré par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’hépatite B chronique.
Posologie
Adultes
La posologie recommandée de LAMIVUDINE ARROW est de 100 mg une fois par jour.
Chez les patients présentant une atteinte hépatique décompensée, la lamivudine doit systématiquement être utilisée en association à un deuxième antiviral, exempt de résistance croisée à la lamivudine, afin de réduire le risque de résistance et d'obtenir rapidement l’inhibition du virus.
Durée du traitement
La durée optimale de traitement n'est pas connue.
Chez les patients atteints d’hépatite B chronique Ag HBe positifs, sans cirrhose, le traitement doit être administré pendant au moins 6-12 mois après confirmation de la séroconversion Ag HBe (détection des Ac anti-HBe avec disparition de l’Ag HBe et indétectabilité de l'ADN du VHB) afin de limiter le risque de rechute virologique, ou jusqu’à la séroconversion Ag HBs ou en cas de perte d'efficacité (voir rubrique 4.4). Les taux d'ALAT et d'ADN du VHB devront être régulièrement contrôlés après l'arrêt du traitement afin de détecter une éventuelle rechute virologique tardive.
Chez les patients atteints d’hépatite B chronique Ag HBe négatifs ("pré-core" mutants), sans cirrhose, le traitement doit être administré au moins jusqu'à la séroconversion Ag HBs, ou jusqu'à la mise en évidence d'une perte d'efficacité. En cas de traitement prolongé, il est recommandé de procéder à une réévaluation régulière afin de confirmer que la poursuite du traitement choisi reste la meilleure option pour le patient.
Chez les patients présentant une atteinte hépatique décompensée ou une cirrhose et les patients ayant bénéficié d’une transplantation hépatique, l'arrêt du traitement n'est pas recommandé (voir rubrique 5.1).
Si le traitement par lamivudine est interrompu, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance régulière afin de dépister d’éventuels signes de rechute de l’hépatite (voir rubrique 4.4).
Résistance clinique
Chez les patients atteints d’hépatite B chronique, soit Ag HBe positifs, soit Ag HBe négatifs, le développement de mutants YMDD (tyrosine-méthionine-aspartate-aspartate) peut entraîner une diminution de la réponse thérapeutique à la lamivudine se traduisant par une augmentation des taux d’ADN du VHB et d'ALAT comparativement à ceux mesurés précédemment durant le traitement. Afin de réduire le risque de résistance chez les patients traités par lamivudine en monothérapie, un autre médicament exempt de résistance croisée à la lamivudine doit être envisagé en remplacement ou en association à la lamivudine, selon les recommandations thérapeutiques en vigueur, lorsque leurs taux d’ADN du VHB sont toujours détectables à, ou au-delà de, 24 semaines de traitement (voir rubrique 5.1).
Populations spéciales
Insuffisance rénale
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse
Les études réalisées chez l'animal avec la lamivudine ont montré une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique 5.3). Le passage transplacentaire de la lamivudine a été démontré dans l'espèce humaine.
Chez la femme enceinte, les données du Registre des grossesses sous traitement antirétroviral issues de plus de 1 000 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1 000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de la lamivudine sur le fœtus ou le nouveau-né.
Moins de 1 % de ces femmes étaient traitées pour le VHB, alors que la majorité d'entre elles étaient traitées contre le VIH avec des doses plus élevées de lamivudine et en association avec d'autres traitements. La lamivudine peut être utilisé pendant la grossesse si le traitement est justifié d'un point de vue clinique.
Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente en cours de traitement par lamivudine, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l'arrêt du traitement devra être prise en considération.
Allaitement
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Exacerbations de l’hépatite
Exacerbations de l'hépatite au cours du traitement
Les exacerbations spontanées de l’hépatite B chronique sont relativement fréquentes et se caractérisent par une élévation transitoire des taux sériques d’ALAT. Après initiation du traitement antiviral, les taux sériques d’ALAT peuvent augmenter chez certains patients, alors que les taux sériques d'ADN du VHB diminuent. Chez les patients atteints d’une maladie hépatique compensée, ces élévations des taux sériques d’ALAT ne s’accompagnent généralement pas d’une augmentation des concentrations sériques de bilirubine ou de signes révélateurs d’une décompensation hépatique.
Des sous-populations virales du VHB, présentant une diminution de la sensibilité à la lamivudine (mutant YMDD) ont été identifiées lors de traitements prolongés. Chez certains patients, le développement du mutant YMDD peut entraîner une exacerbation de l’hépatite, principalement mise en évidence par une élévation des taux sériques d’ALAT et une réémergence de l’ADN du VHB (voir rubrique 4.2). Chez les patients avec mutant YMDD un autre médicament exempt de résistance croisée à la lamivudine, doit être envisagé en remplacement ou en association à la lamivudine, selon les recommandations thérapeutiques en vigueur (voir rubrique 5.1).
Exacerbation de l’hépatite après l’arrêt du traitement
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Les études d’interactions n’ont été réalisées que chez l’adulte.
La probabilité d’interactions métaboliques est faible en raison du métabolisme réduit, de la faible liaison aux protéines plasmatiques et de l’élimination essentiellement rénale de la lamivudine.
La lamivudine est essentiellement éliminée au niveau rénal par sécrétion tubulaire active via le système de transport cationique organique. Les interactions potentielles avec des médicaments co-administrés doivent donc être envisagées, notamment s’il s’agit de produits dont la principale voie d’élimination est une sécrétion rénale active via le système de transport cationique organique (exemple : triméthoprime). D’autres médicaments (exemple : ranitidine ou cimétidine) éliminés partiellement par ce mécanisme n’ont pas montré d’interaction avec la lamivudine.
Il ne devrait pas exister d’interactions cliniquement significatives entre la lamivudine et les produits éliminés en forte proportion par sécrétion anionique organique active ou par filtration glomérulaire. L’administration concomitante de triméthoprime et de sulfaméthoxazole (à la dose de 160 mg et 800 mg) entraîne une augmentation d’environ 40 % de l’exposition à la lamivudine. La lamivudine n’a pas d’effet sur la pharmacocinétique du triméthoprime ni sur celle du sulfaméthoxazole. Si ces deux traitements sont prescrits de manière concomitante, il n’est donc pas nécessaire d’ajuster la posologie de la lamivudine, sauf en cas d’insuffisance rénale.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de sécurité
L'incidence des effets indésirables et des anomalies biologiques (à l'exception d'une élévation des ALAT et des CPK, voir ci-dessous) a été similaire chez les patients sous placebo et ceux traités par la lamivudine. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été : malaise et fatigue, infections des voies respiratoires, gêne au niveau de la gorge et des amygdales, céphalées, douleur ou gêne abdominale, nausées, vomissements et diarrhée.
Tableau des effets indésirables
Les réactions indésirables sont listées ci-dessous par classe de systèmes d’organes et selon leur fréquence. La fréquence est précisée seulement pour les réactions considérées comme au moins possiblement liées à la lamivudine. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à ≤ 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
L’attribution des catégories de fréquence aux effets indésirables est principalement basée sur l’expérience acquise au cours des essais cliniques, incluant 1 171 patients atteints d’hépatite B chronique et ayant reçu 100 mg de lamivudine.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence non connue
Thrombocytopénie
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rare
Acidose lactique
Affections du système immunitaire
Rare
Angiœdème
Affections hépatobiliaires
Très fréquent
Elévations des ALAT (voir rubrique 4.4)
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Aucun signe ou symptôme spécifique n'a été identifié à la suite de surdosages aigus de lamivudine, en dehors de ceux mentionnés dans la section des effets indésirables.
En cas de surdosage, une surveillance médicale avec un éventuel traitement symptomatique est néanmoins nécessaire. La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut-être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n’ait pas été étudié.
Les patients doivent être informés que des cas de malaise et fatigue ont été rapportés pendant le traitement par lamivudine. L’état clinique du patient et le profil d’effets indésirables de la lamivudine doivent être pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude du patient à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Lamivudine | 100 mg | un comprimé |
Lamivudine
La fiche de la molécule a été établie d'après LAMIVIR 50 MG / 5 ML, Solution buvable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| ZEFFIX 5 mg/ml, solution buvable | 5 mg | solution buvable | 36,83 € | — |
| EPIVIR 10 mg/ml, solution buvable | 10 mg | solution buvable | 46,87 € | — |
| TRIUMEQ 5 mg/60 mg/30 mg, comprimé dispersible | 30 mg + 60 mg + 5 mg | comprimé dispersible | 291,66 € | — |
| DELSTRIGO 100 mg/300 mg/245 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 245 mg + 100 mg | comprimé pelliculé | 408,45 € | — |
| DOVATO 50 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 50 mg | comprimé pelliculé | 569,87 € | — |
| TRIUMEQ 50 mg/600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg + 50 mg | comprimé pelliculé | 578,45 € | — |
| LAMIVUDINE ARROW 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé sécable | 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE TEVA PHARMA B.V. 150 mg, comprimé pelliculé | 150 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE TEVA PHARMA B.V. 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé sécable | 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE VIATRIS 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE ARROW 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | GEN |
| LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE SANDOZ 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE TEVA 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE BIOGARAN 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE EG 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE ARROW 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 150 mg + 300 mg | comprimé pelliculé | 236,16 € | GEN |
| ZEFFIX 100 mg, comprimé pelliculé | 100 mg | comprimé pelliculé | 37,69 € | PRI |
| EPIVIR 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | PRI |
| EPIVIR 150 mg, comprimé pelliculé | 150 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | PRI |
| COMBIVIR 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | PRI |
| KIVEXA 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 175,26 € | PRI |
Non. LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé est de 34,72 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%.
Oui : 26 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, LAMIVUDINE ARROW 300 mg, comprimé pelliculé, est à 64,83 €.
LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : antiviraux pour usage systémique, inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques de la transcriptase inverse. Son code ATC est J05AF05.