LAMIVUDINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé sécable (Lamivudine) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
LAMIVUDINE VIATRIS est indiqué dans le cadre d’associations antirétrovirales, pour le traitement de l’infection par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), chez l’adulte et l’enfant.
Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Posologie
Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :
La posologie recommandée de LAMIVUDINE VIATRIS est de 300 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit en deux prises journalières de 150 mg chacune, soit en une prise journalière unique de 300 mg (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Enfants (pesant moins de 25 kg)
Il est recommandé d'ajuster la posologie par tranche de poids pour les comprimés de lamivudine.
Enfants pesant de 20 kg à < 25 kg :
La posologie recommandée est de 225 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (75 mg [un demi-comprimé de 150 mg] le matin et 150 mg [un comprimé de 150 mg en entier] le soir) ou en une prise journalière unique de 225 mg (un comprimé et demi de 150 mg).
Enfants pesant de 14 kg à < 20 kg :
La posologie recommandée est de 150 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (75 mg [un demi-comprimé de 150 mg] deux fois par jour) ou en une prise journalière unique de 150 mg (un comprimé de 150 mg en entier).
Enfants de moins de trois mois
Les données disponibles sont limitées et insuffisantes pour proposer une recommandation posologique spécifique (voir rubrique 5.2).
Les patients passant de deux prises journalières à une seule prise journalière devront prendre la dose journalière unique recommandée (comme décrit ci-dessus), en respectant un intervalle d'environ 12 heures après la dernière des deux prises journalières, puis continuer à prendre la dose recommandée une fois par jour (comme décrit ci-dessus) environ toutes les 24 heures. Les patients revenant à un schéma posologique en deux prises journalières devront prendre la première des deux prises journalières environ 24 heures après la dernière prise journalière unique.
Populations particulières :
Sujets âgés
Aucune donnée spécifique n'est disponible ; toutefois, une attention particulière devra être portée chez le sujet âgé en raison de modifications liées à l'âge, telles qu'une diminution de la fonction rénale et une altération des paramètres hématologiques.
Insuffisance rénale :
En cas d'insuffisance rénale modérée à sévère, les concentrations de lamivudine sont augmentées en raison d’une diminution de sa clairance. La posologie doit donc être adaptée, en utilisant la solution buvable de lamivudine, chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min (cf. tableaux) :
Recommandations posologiques – Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :
Clairance de la créatinine (ml/min)
Dose initiale
Dose d’entretien
Cl50
300 mg
ou
150 mg
300 mg, une fois par jour
ou
150 mg, deux fois par jour
30 ≤ Cl < 50
150 mg
150 mg, une fois par jour
Cl < 30
Des doses inférieures à 150 mg étant nécessaires, l’utilisation de la solution buvable est recommandée
de 15 à < 30
150 mg
100 mg une fois par jour
de 5 à < 15
150 mg
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse
En règle générale, l’utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l’expérience clinique acquise chez les femmes enceintes.
Les études réalisées chez l'animal avec la lamivudine ont montré une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique 5.3). Le passage placentaire de la lamivudine a été démontré dans l'espèce humaine.
Chez la femme enceinte, les données issues de plus de 1 000 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1 000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ou effet fœto/néonatal.
La lamivudine peut être utilisée pendant la grossesse si le traitement est justifié d'un point de vue clinique.
Compte tenu de ces résultats, le risque malformatif est peu probable dans l'espèce humaine.
Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente co-infectée par le virus de l'hépatite et traitée par la lamivudine, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l’arrêt de la lamivudine devra être prise en considération.
Dysfonctionnement mitochondrial :
Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4).
Allaitement
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
L’utilisation de Lamivudine en monothérapie n’est pas recommandée.
Atteinte rénale :
En cas d’insuffisance rénale modérée à sévère, la demi-vie plasmatique terminale de la lamivudine est augmentée en raison d’une diminution de sa clairance. La posologie doit donc être ajustée (voir rubrique 4.2).
Trithérapie nucléosidique Des taux élevés d'échec virologique et d’émergence de résistance ont été rapportés à un stade précoce lorsque la lamivudine était associée au ténofovir disoproxil fumarate et à l'abacavir ainsi qu’au ténofovir disoproxil fumarate et à la didanosine selon un schéma posologique en une prise par jour.
Infections opportunistes :
L’apparition d’infections opportunistes ou d’autres complications liées à l’évolution de l’infection par le VIH reste possible sous LAMIVUDINE VIATRIS comme avec les autres traitements antirétroviraux. Une surveillance clinique adaptée, par un médecin expérimenté dans le traitement de l’infection par le VIH, demeure donc nécessaire.
Pancréatite :
De rares cas de pancréatite ont été observés. Cependant, la responsabilité respective des traitements antirétroviraux et de l'évolution de l'infection par le VIH n'a pas pu être formellement établie. Le traitement par LAMIVUDINE VIATRIS doit être interrompu immédiatement en cas de signes cliniques, de symptômes ou d’anomalies biologiques suggérant une pancréatite.
Dysfonctionnement mitochondrial à la suite d’une exposition in utero
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Les études d’interactions n’ont été réalisées que chez l’adulte.
La probabilité d’interactions métaboliques est faible en raison du métabolisme réduit, de la faible liaison aux protéines plasmatiques et de l’élimination essentiellement rénale de la lamivudine.
L’administration de triméthoprime (160 mg) et de sulfaméthoxazole (800 mg) entraîne une augmentation de 40 % de l’exposition à la lamivudine en raison du triméthoprime ; il n’y a pas d’interaction avec le sulfaméthoxazole. Il n’est cependant pas nécessaire d’adapter la posologie de la lamivudine, sauf si le patient est atteint d’insuffisance rénale (voir rubrique 4.2). La lamivudine ne modifie pas la pharmacocinétique du triméthoprime ou du sulfaméthoxazole. Lorsque l’administration concomitante est indiquée, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance clinique. La co-administration de lamivudine et de fortes doses de cotrimoxazole pour le traitement des pneumonies à Pneumocystis jirovecii (PCP) et de la toxoplasmose devrait être évitée.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors du traitement de l'infection par le VIH avec la lamivudine.
Les effets indésirables considérés comme pouvant être imputables au traitement sont classés par systèmes et organes et en fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000) Au sein de chaque catégorie, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Peu Fréquent : Neutropénie et anémie (toutes deux parfois sévères), thrombocytopénie.
Très rare : Aplasie érythrocytaire.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très rare : Acidose lactique
Affections du système nerveux :
Fréquent : Céphalées, insomnie.
Très rare : Neuropathie périphérique (ou paresthésie).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Fréquent : Toux, symptômes au niveau nasal.
Affections gastro-intestinales :
Fréquent : Nausées, vomissements, douleur ou crampes abdominales, diarrhée.
Rare : Pancréatite, élévation de l’amylasémie.
Affections hépatobiliaires :
Peu fréquent : Élévation transitoire des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT).
Rare : Hépatite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent : Éruption cutanée, alopécie.
Rare : Angioœdème.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Fréquent : Arthralgies, troubles musculaires.
Rare : Rhabdomyolyse.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquent : Fatigue, malaise, fièvre.
Le poids et les taux sanguins de lipides et de glucose peuvent augmenter pendant la thérapie antirétrovirale (voir rubrique 4.4).
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptômes
Au cours d’études d’exposition aiguë menées chez l’animal, l'administration de très fortes doses de lamivudine n'a pas entraîné de toxicité d'organe spécifique. Chez l'Homme, peu de données sont disponibles sur les conséquences de l'ingestion de surdosages aigus de lamivudine. Aucun cas de décès n’est survenu et les patients se sont rétablis. Dans les cas de surdosage rapportés, aucun signe ou symptôme spécifique n'a été identifié.
Traitement
En cas de surdosage, le patient devra faire l’objet d’une surveillance médicale et un traitement symptomatique standard devra être mis en œuvre, si nécessaire La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n’ait pas été étudié.
Aucune étude n’est disponible concernant les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Lamivudine | 150 mg | un comprimé |
Lamivudine
La fiche de la molécule a été établie d'après LAMIVIR 50 MG / 5 ML, Solution buvable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| ZEFFIX 5 mg/ml, solution buvable | 5 mg | solution buvable | 36,83 € | — |
| EPIVIR 10 mg/ml, solution buvable | 10 mg | solution buvable | 46,87 € | — |
| TRIUMEQ 5 mg/60 mg/30 mg, comprimé dispersible | 30 mg + 60 mg + 5 mg | comprimé dispersible | 291,66 € | — |
| DELSTRIGO 100 mg/300 mg/245 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 245 mg + 100 mg | comprimé pelliculé | 408,45 € | — |
| DOVATO 50 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 50 mg | comprimé pelliculé | 569,87 € | — |
| TRIUMEQ 50 mg/600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg + 50 mg | comprimé pelliculé | 578,45 € | — |
| LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé | 100 mg | comprimé pelliculé | 34,72 € | GEN |
| LAMIVUDINE TEVA PHARMA B.V. 150 mg, comprimé pelliculé | 150 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE TEVA PHARMA B.V. 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé sécable | 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE VIATRIS 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE ARROW 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | GEN |
| LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE ARROW 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | GEN |
| LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE SANDOZ 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE TEVA 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE BIOGARAN 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE EG 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE ARROW 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 135,44 € | GEN |
| ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 150 mg + 300 mg | comprimé pelliculé | 236,16 € | GEN |
| ZEFFIX 100 mg, comprimé pelliculé | 100 mg | comprimé pelliculé | 37,69 € | PRI |
| EPIVIR 300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | PRI |
| EPIVIR 150 mg, comprimé pelliculé | 150 mg | comprimé pelliculé | 64,83 € | PRI |
| COMBIVIR 150 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 150 mg | comprimé pelliculé sécable | 133,28 € | PRI |
| KIVEXA 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé | 300 mg + 600 mg | comprimé pelliculé | 175,26 € | PRI |
Non. LAMIVUDINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé sécable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de LAMIVUDINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé sécable est de 64,83 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 100%.
Oui : 26 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé, est à 34,72 €.
LAMIVUDINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé sécable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Antiviraux à usage systémique, inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques de la transcriptase inverse. Son code ATC est J05AF05.