MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ 250 mg, gélule (Mycophénolate Mofétil) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ est indiqué en association à la ciclosporine et aux corticoïdes, pour la prévention des rejets aigus d'organe chez les patients adultes et pédiatriques (de 1 an à 18 ans) ayant bénéficié d'une allogreffe rénale, cardiaque ou hépatique.
La mise en œuvre et le suivi du traitement par MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ doivent être effectués par des médecins spécialistes des transplantations ayant les compétences correspondantes.
Posologie
Adultes
Transplantation rénale
Le traitement doit être initié dans les 72 heures suivant la greffe. La dose recommandée chez les transplantés rénaux est de 1 g administrée deux fois par jour (dose quotidienne de 2 g).
Transplantation cardiaque
Le traitement doit être initié dans les 5 jours suivant la greffe. La dose recommandée chez les transplantés cardiaques est de 1,5 g administrée deux fois par jour (dose quotidienne de 3 g).
Transplantation hépatique
Le traitement par perfusion intraveineuse de mycophénolate mofétil doit être administré pendant les 4 premiers jours suivant la transplantation hépatique avec un relais par mycophénolate mofétil par voie orale dès qu'il peut être toléré. La dose par voie orale recommandée chez les transplantés hépatiques est de 1,5 g administrée deux fois par jour (dose quotidienne de 3 g).
Population pédiatrique (de 1 an à 18 ans)
Les informations sur les posologies pédiatriques de cette rubrique s’appliquent à l’ensemble des formes orales de la gamme de produits contenant du mycophénolate mofétil. Les différentes formulations orales ne doivent pas être substituées sans surveillance médicale.
La dose d’initiation recommandée de mycophénolate mofétil pour les patients pédiatriques transplantés rénaux, cardiaques et hépatiques est de 600 mg/m² (de surface corporelle) administrée par voie orale deux fois par jour (la dose d’initiation quotidienne totale ne doit pas excéder 2 g ou 10 mL de suspension buvable).
La dose et la forme pharmaceutique doivent être individualisées sur la base de l’évaluation clinique. Si la dose d’initiation recommandée est bien tolérée mais ne permet pas d’atteindre une immunosuppression cliniquement adéquate chez les patients pédiatriques transplantés cardiaques et hépatiques, la dose peut être augmentée à 900 mg/m² de surface corporelle deux fois par jour (dose maximum quotidienne totale de 3 g ou 15 mL de suspension buvable). La dose de maintenance recommandée pour les patients pédiatriques transplantés rénaux reste 600 mg/m² administrée deux fois par jour (dose maximum quotidienne totale de 2 g ou 10 mL de suspension buvable).
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux patients hypersensibles au mycophénolate mofétil, à l’acide mycophénolique ou à l’un des excipients mentionnés en rubrique 6.1. Des réactions d’hypersensibilité au mycophénolate mofétil ont été observées (voir rubrique 4.8),
le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux femmes en âge de procréer n’utilisant pas de méthodes contraceptives hautement efficaces (voir rubrique 4.6),
le traitement par mycophénolate mofétil ne doit pas être initié chez les femmes en âge de procréer, en l’absence de test de grossesse négatif à l’initiation du traitement afin d’éviter toute utilisation involontaire pendant la grossesse (voir rubrique 4.6),
le mycophénolate mofétil ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée afin de prévenir un rejet de greffe (voir rubrique 4.6),
le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux femmes qui allaitent (voir rubrique 4.6).
Femmes en âge de procréer
La grossesse doit être évitée chez les patientes traitées par mycophénolate. En raison du potentiel génotoxique du mycophénolate (voir rubrique 5.3), les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes de contraception efficaces (voir rubrique 4.3) avant le début du traitement, pendant le traitement, ainsi que pendant les 6 mois après l’arrêt du traitement par MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ, à moins que l’abstinence ne soit la méthode de contraception choisie. L’utilisation simultanée de deux méthodes de contraception complémentaires est préférable.
Grossesse
Le mycophénolate mofétil est contre-indiqué pendant la grossesse sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée pour prévenir un rejet de greffe. Le traitement ne doit pas être initié en l’absence de test de grossesse négatif afin d’éviter une utilisation involontaire pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Les patientes en âge de procréer doivent être averties de l’augmentation des risques de fausse couche et de malformations congénitales en début de traitement et doivent être conseillées sur la prévention et la planification d’une grossesse.
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Néoplasies
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur comportant plusieurs médicaments en association, dont le mycophénolate mofétil, sont exposés à un risque accru de lymphomes et d'autres tumeurs malignes, notamment cutanées (voir rubrique 4.8). Le risque semble plus lié à l'intensité et à la durée de l'immunosuppression plutôt qu'à l'utilisation d'un produit donné. Comme recommandation générale pour limiter le risque de cancer de la peau, l'exposition au soleil et aux rayons UV doit être minimisée par le port de vêtements protecteurs et l'utilisation d'un écran solaire à indice de protection élevé.
Infections
Les patients traités par des immunosuppresseurs, dont le mycophénolate mofétil, ont un risque accru d'infections opportunistes (bactérienne, fongique, virale et protozoaire), d'infections mortelles et de sepsis (voir rubrique 4.8). Ces infections incluent des réactivations virales comme l’hépatite B ou l’hépatite C et des infections causées par les polyomavirus (la néphropathie associée au virus BK, la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC). Des cas d’hépatites dus à une réactivation d’une hépatite B ou d’une hépatite C ont été rapportés chez les patients porteurs et traités par des immunosuppresseurs. Ces infections sont souvent liées à un degré d’immunosuppression élevé et peuvent conduire à des affections graves ou fatales que les médecins doivent considérer dans le diagnostic différentiel des patients immunodéprimés ayant une altération de la fonction rénale ou des symptômes neurologiques. L’acide mycophénolique a un effet cytostatique sur les lymphocytes B et T, ainsi cela peut entraîner une plus grande sévérité de la COVID-19, et une prise en charge clinique appropriée doit être envisagée.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Aciclovir
Des concentrations plasmatiques plus importantes d'aciclovir ont été observées lors de l'administration concomitante de mycophénolate mofétil et d'aciclovir comparativement à l'administration de l'aciclovir seul. Les modifications de la pharmacocinétique du MPAG (le glucuronide phénolique du MPA) ont été minimales (MPAG augmenté de 8 %) et n'ont pas été considérées comme cliniquement significatives. Etant donné que les concentrations plasmatiques de MPAG et d'aciclovir sont augmentées en cas d'insuffisance rénale, il se pourrait que le mycophénolate mofétil et l'aciclovir, ou ses prodrogues comme par exemple le valaciclovir, soient en compétition au niveau de la sécrétion tubulaire et que cela entraîne une augmentation supplémentaire de la concentration de ces deux substances.
Antiacides et inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables parmi les plus fréquents et/ou graves associés à l'administration de mycophénolate mofétil en association avec la ciclosporine et des corticostéroïdes ont été : diarrhée (jusqu’à 52,6 %), leucopénie (jusqu’à 45,8 %), infections bactériennes (jusqu’à 39,9 %) et vomissements (jusqu’à 39,1 %). En outre, il apparaît également que certaines infections surviennent avec une fréquence accrue (voir rubrique 4.4).
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables (EI) observés pendant les essais cliniques et après commercialisation sont présentés dans le tableau 1, par classe de systèmes d'organes MedDRA et par fréquence. La catégorie de fréquence correspondant à chaque effet indésirable est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Du fait des différences importantes observées pour la fréquence de certains effets indésirables à travers les différentes indications de transplantation, la fréquence est présentée séparément pour les patients transplantés rénaux, hépatiques et cardiaques.
Tableau 1 Effets indésirables dans des études évaluant le traitement par mycophénolate mofétil chez les adultes et les adolescents, ou issus de la surveillance post commercialisation
Effet indésirable
Classe de systèmes d’organes (MedDRA)
Transplantés rénaux
Transplantés hépatiques
Transplantés cardiaques n
Fréquence
Infections et infestations
Infections bactériennes
Très fréquent
Infections fongiques
Fréquent
Très fréquent
Infections protozoaires
Peu fréquent
Infections virales
Très fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Des cas de surdosage par le mycophénolate mofétil ont été rapportés au cours d'études cliniques ainsi que depuis la commercialisation. Dans la grande majorité de ces cas, soit aucun effet indésirable n’a été rapporté soit ils reflétaient le profil de sécurité connu du produit et ont eu une issue favorable. Cependant, des effets indésirables graves isolés, incluant un cas d’issue fatale, ont été observés depuis la commercialisation.
Il est attendu qu'un surdosage par le mycophénolate mofétil puisse conduire à une immunosuppression excessive et augmente la sensibilité aux infections et à la myélosuppression (voir rubrique 4.4). Si une neutropénie apparaît, le traitement par le mycophénolate mofétil doit être interrompu ou la posologie diminuée (voir rubrique 4.4).
L'hémodialyse ne semble pas permettre une élimination de quantités cliniquement significatives de MPA ou de MPAG. Les agents chélatant des acides biliaires, comme la cholestyramine, peuvent éliminer le MPA en diminuant la recirculation liée au cycle entéro-hépatique du médicament (voir rubrique 5.2).
Le mycophénolate mofétil a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Le mycophénolate mofétil peut provoquer de la somnolence, de la confusion, des étourdissements, des tremblements ou de l’hypotension ; il est donc recommandé aux patients d’être prudents lors de la conduite de véhicules ou de l’utilisation de machines.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Mycophénolate Mofétil | 250 mg | une gélule |
Mycophénolate mofétil
Prévention du rejet aigu d'organe chez les patients adultes et enfants recevant une allogreffe de rein, de cœur ou de foie, en association avec la ciclosporine ou le tacrolimus et des corticoïdes.
La fiche de la molécule a été établie d'après MYCOPHENOLATE MOFETIL NORMON 500 MG : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| CELLCEPT 1 g/5 mL, poudre pour suspension buvable | 35 g | poudre pour suspension buvable | 178,51 € | — |
| MYCOPHENOLATE MOFETIL ARROW 500 mg, comprimé pelliculé | 500 mg | comprimé pelliculé | 51,52 € | GEN |
| MYFENAX 500 mg, comprimé pelliculé | 500 mg | comprimé | 51,52 € | GEN |
| MYCOPHENOLATE MOFETIL VIATRIS 500 mg, comprimé pelliculé | 500 mg | comprimé pelliculé | 51,52 € | GEN |
| MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ 500 mg, comprimé pelliculé | 500 mg | comprimé pelliculé | 51,52 € | GEN |
| MYCOPHENOLATE MOFETIL BIOGARAN 500 mg, comprimé pelliculé | 500 mg | comprimé pelliculé | 51,52 € | GEN |
| MYFENAX 250 mg, gélule | 250 mg | gélule | 51,52 € | GEN |
| MYCOPHENOLATE MOFETIL BIOGARAN 250 mg, gélule | 250 mg | gélule | 51,52 € | GEN |
| CELLCEPT 500 mg, comprimés pelliculés | 500 mg | comprimé pelliculé | 51,52 € | PRI |
| CELLCEPT 250 mg, gélules | 250 mg | gélule | 51,52 € | PRI |
| CELLCEPT 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion | 500 mg | poudre pour solution à diluer pour perfusion | — | PRI |
Non. MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ 250 mg, gélule figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ 250 mg, gélule est de 51,52 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 100%.
Oui : 11 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, MYCOPHENOLATE MOFETIL ARROW 500 mg, comprimé pelliculé, est à 51,52 €.
MYCOPHENOLATE MOFETIL SANDOZ 250 mg, gélule appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : IMMUNOSUPPRESSEURS SELECTIFS. Son code ATC est L04AA06.