XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable (Chlorhydrate De Lidocaïne Anhydre) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX (chlorhydrate de lidocaïne) est important dans la nouvelle indication de l’AMM.
Compte tenu :
• des données issues de méta-analyses ayant suggéré une efficacité périopératoire modérée de la lidocaïne intraveineuse par rapport au placebo/absence de traitement sur les scores de douleur post-opératoire précoces, l’incidence de l’iléus post-opératoire et la consommation post-opératoire d’opioïdes,
• de la forte hétérogénéité rapportée entre les études, limitant ainsi ces résultats,
la Commission considère que XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX (chlorhydrate de lidocaïne) n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la stratégie d’analgésie péri-opératoire en chirurgie abdominale par voie laparoscopique ou ouverte (telle que chirurgie colorectale, prostatectomie, cholécystectomie.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Traitement et prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital, notamment à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde.
Analgésie péri-opératoire en chirurgie abdominale par voie laparoscopique ou ouverte (telle que chirurgie colorectale, prostatectomie, cholécystectomie)
Posologie
Traitement et prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital
Injection intraveineuse directe utilisable en urgence avec une dose de charge de 1 à 1,5 mg/kg de lidocaïne «en bolus » soit environ 100 mg (5 ml de XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX) pour un adulte de poids moyen, après diagnostic (électrocardiographique ou électrocardioscopique) de l’arythmie ventriculaire.
Analgésie péri-opératoire en chirurgie abdominale
Administration d’un bolus IV de 1,5 mg/kg avant l’incision cutanée, suivie d’une perfusion continue de 1,5 à 2 mg/kg/h pendant l’intervention. Si la perfusion doit se poursuivre en post-opératoire (en salle de surveillance post interventionnelle, salle de réanimation ou unité de surveillance continue), le patient devra être maintenu sous surveillance électrocardiographique continue, sans dépasser 24 heures post-opératoire.
Population pédiatrique
Sans objet
Mode d’administration
Cette présentation permet d’obtenir en moins de 30 secondes des taux plasmatiques efficaces en lidocaïne.
L’enregistrement doit être maintenu pendant le bolus et après afin de décider de l’opportunité d’un relais par perfusion.
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
Hypersensibilité aux anesthésiques locaux du groupe à liaison amide ou à l’un des excipients mentionnées à la rubrique 6.1.
Porphyrie aiguë,
Troubles de la conduction auriculoventriculaire nécessitant un entraînement électro-systolique permanent non encore réalisé,
Epilepsie non contrôlée par un traitement.
Grossesse
Il n’y a pas de données fiables de tératogénèse chez l’animal.
En clinique, l’analyse d’un nombre élevé de grossesses exposées n’a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier de la lidocaïne. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l’absence de risque.
En conséquence, l’utilisation de la lidocaïne ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, mais peut être prescrite au moment de l’accouchement si besoin.
Allaitement
L’allaitement est possible.
Fertilité
On ne dispose d'aucune donnée humaine sur l'effet de la lidocaïne sur la fertilité.
L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Un surdosage peut provoquer des réactions toxiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).
L’administration de lidocaïne doit s’accompagner d’une surveillance continue de l’ECG, de la pression artérielle, de l’état neurologique et de la respiration Une surveillance cardiologique minutieuse est requise en particulier en cas d’ajustement posologique. Un équipement cardiologique d’urgence doit être disponible. Si un ou plusieurs paramètres indiquent une aggravation de la fonction cardiaque, il faut envisager une révision du traitement qui peut comprendre, si nécessaire, un arrêt du traitement par lidocaïne.
Pour éviter un risque de surdosage, la prudence est recommandée en cas de co-administration d’anesthésiques locaux par d’autres voies (infiltration, péridurale, bloc périnerveux).
La prudence est recommandée en cas d’insuffisance hépatique ou rénale, ou au cours des chirurgies nécessitant un clampage des vaisseaux hépatiques. En cas d'insuffisance hépatique, diminuer de moitié les doses préconisées.
Due à leur faible capacité enzymatique, les nouveaux-nés sont exposés à un risque accru de méthémoglobinémie.
La méthémoglobinémie peut se manifester cliniquement par une cyanose et peut nécessiter un traitement par le bleu de méthylène.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Associations contre-indiquées
Médicaments antiarythmiques :
De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaque.
L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG.
L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol ) est contre-indiquée.
Associations déconseillées
L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques.
L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Fluvoxamine
Augmentation des concentrations plasmatiques de la lidocaïne avec possibilités d’effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne).
Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de la lidocaïne pendant et après l’arrêt de l’association. Adaptation si besoin de la posologie de la lidocaïne.
+ Amiodarone
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
La survenue d’un effet indésirable doit faire suspecter un surdosage.
Les signes de toxicité peuvent être :
troubles du système nerveux central : nervosité, agitation, bâillements, tremblements, appréhension, nystagmus, logorrhée, céphalées, nausées, bourdonnements d'oreille. Ces signes d'appel nécessitent une surveillance attentive pour prévenir une éventuelle aggravation : convulsions puis dépression du SNC.
troubles respiratoires : tachypnée puis apnée.
troubles cardio-vasculaires : tachycardie, bradycardie, dépression cardio-vasculaire avec hypotension artérielle pouvant aboutir à un collapsus, troubles du rythme (extrasystoles ventriculaires, fibrillation ventriculaire). Ces manifestations peuvent aboutir à un arrêt cardiaque.
affections du système immunitaire : réactions d’hypersensibilté immédiate incluant le choc anaphylactique ou retardée (cf. rubrique 4.3).
troubles du système sanguin et lymphatique : très rarement méthémoglobinémie pouvant être observée quel que soit l'âge mais plus particulièrement à craindre en période néonatale (cf rubrique 4.4).
Les concentrations veineuses auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique sont de 5,6 microgrammes/ml.
Les signes de toxicité cardiaque sont observés pour des concentrations quatre fois plus élevés (20 microgrammes/ml).
Déclaration des effets indésirables suspectés
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Les manifestations toxiques neurologiques sont traitées par l'injection d'un barbiturique de courte durée d'action, ou d'une benzodiazépine, l'oxygénation, la ventilation assistée.
XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable a une influence sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Chlorhydrate De Lidocaïne Anhydre | 20 mg | 1 ml |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| XYLOCAINE VISQUEUSE 2 POUR CENT, gel oral | 2 g | gel | 3,13 € | — |
| XYLOCAINE 2 %, gel urétral en seringue préremplie | 2,000 g | gel | 3,91 € | — |
| XYLOCAINE 5 POUR CENT A LA NAPHAZOLINE, solution pour application muqueuse | 0,02 g + 5,00 g | solution pour application | 6,58 € | — |
| GLYDO 20 mg/mL, gel en seringue préremplie | 20,1 mg | gel | 16,65 € | — |
| RYLIGENCY 20 mg/mL, solution injectable en seringue préremplie | 20,0 mg | solution injectable | — | — |
| XYLOCARD 50 mg/ml, solution injectable pour perfusion | 50 mg | solution injectable pour perfusion | — | — |
| LIDOCAINE AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable en seringue préremplie | 10,0 mg | solution injectable | — | — |
| OPHTESIC 20 mg/g, gel ophtalmique en récipient unidose | 20 mg | gel | — | — |
| LIDOCAINE CHLORHYDRATE RENAUDIN 20 mg/mL, solution pour injection/perfusion | 20 mg | solution pour injection ou pour perfusion | — | — |
| LIDOCAINE AGUETTANT 20 mg/mL, solution injectable en seringue préremplie | 20,0 mg | solution injectable | — | — |
| XYLONOR 20 mg/mL ADRENALINEE au 1/80 000, solution injectable à usage dentaire | 0,0125 mg + 20,00 mg | solution injectable | — | — |
| LIDOCAINE AGUETTANT 5 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 5,00 mg | solution injectable | — | GEN |
| LIDOCAINE AGUETTANT 20 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 20 mg | solution injectable | — | GEN |
| CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/mL, solution injectable | 10 mg | solution injectable | — | GEN |
| LIDOCAÏNE 20 mg/ml ADRENALINE 0,005 mg/ml AGUETTANT, solution injectable | 0,05 mg + 200 mg | solution injectable | — | GEN |
| LIDOCAÏNE 10 mg/ml ADRENALINE 0,005 mg/ml AGUETTANT, solution injectable | 0,05 mg + 100 mg | solution injectable | — | GEN |
| LIDOCAINE AGUETTANT 10 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 10,00 mg | solution injectable | — | GEN |
| XYLOCAINE 10 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 10 mg | solution injectable | 2,60 € | PRI |
| XYLOCAINE 5 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 5 mg | solution injectable | 2,65 € | PRI |
| XYLOCAINE 20 mg/ml SANS CONSERVATEUR, solution injectable | 20 mg | solution injectable | 2,66 € | PRI |
| XYLOCAINE 20 mg/ml ADRENALINE 0,005 mg/ml, solution injectable | 0,005 mg + 20,00 mg | solution injectable | 4,21 € | PRI |
| XYLOCAINE 10 mg/ml ADRENALINE 0,005 mg/ml, solution injectable | 0,005 mg + 10 mg | solution injectable | 4,21 € | PRI |
Non. XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable figure sur la liste II : sa délivrance exige une ordonnance, renouvelable sauf mention contraire du prescripteur.
Oui : 22 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
XYLOCARD 20 mg/ml INTRAVEINEUX, solution injectable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : ANTIARYTHMIQUE Classe IB. Son code ATC est C01BB01.